Pour Julie

 

 

 

 

ASSOCIATION 

« FONDATION JULIE »

La valeur de la vie d'un enfant doit l'emporter sur tout le reste

 

JE VIS, JE MEURS

(Louise Labé - 1524, 1566)

 Sonnets, VIII

Je vis, je meurs : je me brûle et me noie.
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est trop molle et trop dure.
J'ai grand ennuis entremêlés de joie :



Tout à coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure :
Mon bien s'en va, et à jamais il dure :
Tout en un coup je sèche et je verdoie.



Ainsi Amour inconstamment me mène :
Et quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.



Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur